4ème Etape – Jeudi 10 Septembre 2015

 

« Du pays Nantais à l’Estuaire »  de Ancenis à Pornic   (129,8 kms)

Dénivelé Positif = 310 m   –   Dénivelé Négatif = 330 m

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LLETVAV 2015 164

Le Groupe au départ d’Ancenis

Encore une belle journée en perspective ; le soleil est toujours présent ce matin à Ancenis. Nuit calme et petit déjeuner copieux et excellent. Nous sommes sur le départ dès 8 h 30. Le vent est toujours du nord est et favorable, la température encore en hausse.

Nous faisons le chemin inverse d’hier sans se tromper et traversons à nouveau la Loire pour revenir peu de temps en Maine et Loire. Il va falloir grimper de nouveau pour mériter la découverte du superbe panorama à Champtoceaux. Christiane et Maïté s’inquiètent de savoir s’il s’agit de la dernière côte du périple : sans doute, quoique…. la côte de St Florent devait déjà être la dernière !!!!, alors…  Mais cette côte là est en fait tout a fait raisonnable.


Perché à 70 m au-dessus de la Loire, le jardin du Champalud offre un des plus spectaculaires points de vue sur le fleuve. Il est prolongé à l’est par les jardins de la Cédraie. Il offre au promeneur la possibilité de poursuivre son chemin en prenant le tunnel qui passe sous la route D751, puis de descendre par la Coulée de la Luce, jusqu’à la Loire.

La route se poursuit par La Varenne et Mauves sur Loire où nous traversons la Loire.


 

Nous aborderons donc Sainte Luce sur Loire et Nantes par la rive droite en empruntant sur quelques kilomètres le chemin de halage. La traversée de Nantes sera assez pénible comme l’on pouvait s’y attendre, malgré les nombreuses pistes cyclables de la ville. Nous resterons toujours à proximité immédiate du fleuve et longerons les quais.


A la sortie de Nantes (St Herblain), Denis oublie de regarder le Gps et manque un tourne à gauche pour passer de l’autre côté des voies ferrées. Un peu plus loin, nous devons descendre de vélo et prendre une passerelle pour revenir sur la bonne route.

A l'escalade des marches

A l’escalade des marches

A partir de ce moment, la journée a été marquée par une série d’ennuis mécaniques et de parcours comme nous allons le voir.

La randonnée continue vers Indre, là encore oubli de consultation du Gps. Nous avons vu un panneau indiquant « Bacs de Loire » et nous pensions que nous étions déjà arrivés à Couëron pour prendre le bac sans se douter qu’il existe en fait 2 bacs, l’un à Indre et l’autre à Couëron. Nous nous arrêtons donc sur une aire de pique-nique à Indre près du bac pensant que nous étions à Couëron ! Monique et Elisabeth que nous retrouvons sur le parking ont fait la même erreur !


Au moment de repartir, Pierre s’aperçoit qu’une de ses jantes est fendue et donc inutilisable. Il montera donc dans le minibus pour s’enquérir d’un réparateur de cycles. Tout le monde, en vélo et en minibus va donc monter sur le bac « Lola » pour traverser la Loire en quelques minutes seulement.


De l’autre côté, Elisabeth, Monique et Pierre nous laissent, et nous, nous continuons la route. Nous croyons être au Pellerin, nous sommes en réalité à La Montagne à 15 kms du Pellerin ! Evidemment, nous ne comprenons plus ce que nous indique le Gps. Chacun émet calmement son hypothèse et cherche des directions sans voir de panneaux indicateurs.

C’est à ce moment que Denis se rend compte que sa roue arrière est crevée ! Heureusement Daniel est toujours disponible pour le changement de chambre à air, merci à lui.

Sur les indications d’une brave dame qui nous indique la route du Pellerin (où nous croyons être !), nous décidons de suivre ses conseils. Nous traversons Sant Jean de Boiseau, et bien après, sommes en vue du Pellerin, enfin ! En voyant une direction à droite « Couëron », nous avons compris notre erreur qui nous a coûté quelques kilomètres supplémentaires.

De nouveau sur la trace du Gps, nous n’avons pas de mal à trouver la direction du Canal de la Martinière. Nous suivrons paisiblement ce canal jusqu’à Paimboeuf (ou presque puisque Denis crève une 2° fois de la roue avant). En cours de route, nous rencontrons Régis, un cyclo sympa qui nous guidera et accompagnera jusqu’à Paimboeuf.


Le canal de la Martinière est une ligne d’eau de 15 Km qui comporte trois sites principaux avec écluses, siphons : Le Carnet, les Champs-Neufs sur Frossay et La Martinière sur Le Pellerin. Creusé au XIXe siècle il double la Loire jusqu’au Pellerin ce qui permet alors aux voiliers de 120 m de longueur, 18 m de largeur et 7 m de tirant d’eau de remonter le fleuve jusqu’à Nantes. Sa mise en service fut de courte durée : 1882-1913. Depuis 1986 il est la propriété de l’Union des syndicats de marais du sud Loire. Le canal maritime, depuis les années 80 est un site de promenade apprécié, le paysage de cette ligne d’eau bordée d’arbres procure une sensation de sérénité et d’émotion, le patrimoine naturel et technique est visible, l’eau est partout, nous sommes dans l’estuaire de la Loire. L’île du Massereau protège plus de 80 espèces d’oiseaux. Il est lié à l’Acheneau, la seule rivière de France qui coule dans les deux sens selon les saisons !

Paimboeuf, nous découvrons enfin l’estuaire où la Loire à cet endroit ressemble à une mer. Nous distinguons difficilement la rive opposée où se dressent les imposantes raffineries de St Nazaire.


Pierre nous donne enfin de ses nouvelles, et il arrive quelques minutes après avec nos 2 accompagnatrices. Il a trouvé à La Montagne un réparateur vélo hors pair qui lui a changé ses 2 jantes+pneus+chambres à air à un prix imbattable ! Il peut donc finir l’étape avec nous ; il aura manqué 35 kms. Merci à l’assistance d’Elisabeth et Monique fort utile dans des cas semblables.

Nous traversons Corsept et atteignons l’extrémité de l’estuaire à St Brévin les Pins, face au gigantesque Pont. L’itinéraire de la Loire à Vélo s’arrête là.


L’estuaire est le lieu où les eaux marines rencontrent les eaux douces descendant le lit fluvial. L’estuaire de la Loire est constitué de chenaux, parsemé d’îles et bordé de marais. Il forme une zone humide majeure sur la façade océanique atlantique et constitue un maillon important dans l’écosystème estuarien. L’onde des marées se propage au-delà de Nantes. Les cent derniers kilomètres de la Loire subissent, au rythme des marées, le mélange quotidien de ces deux masses d’eau. La différence de niveau de l’eau entre basse-mer et haute-mer atteint 6 mètres aussi bien à Saint-Nazaire qu’à Nantes, et mesure encore jusqu’à 1 mètre à Ancenis. La largeur du fleuve peut atteindre près d’un kilomètre entre les deux rives opposées.

Il est déjà tard, nous quittons St Brévin les Pins pour St Michel Chef-Chef,

Plage du Tharon St Michel Chef Chef

Plage du Tharon St Michel Chef Chef

et enfin via La Plaine sur mer, Pornic, arrivée de cette étape. Le Gps déchargé ne peux plus nous indiquer l’hôtel Les Alizés que nous trouverons finalement assez vite à la sortie du port.


Il est 18 h 15, nous avons roulé pendant 7 h 10 sur 130 kms. Nous garons nos vélos dans un petit chalet en bois (a peine assez grand car déjà occupé) sur le parking de l’hôtel.

Après prise de possession des chambres et douches, nous nous rendons au restaurant « Le Bistronomi’k’ situé à 500 mètres près du port pour un succulent repas.

Demain, le temps risque d’être moins beau ; nous verrons bien…