Pentecôte à Amiens du 23 au 25 Mai 2015, par Christiane DUMAS

Pentecôte AmiensDaniel , Alain et moi mais pas sur le vélo malheureusement pas encore et pour combien de temps ? ….nous étions sur le même campings que nos copains de l’ASPTT, Riton et Gigi, Michel et Marie Chantal.

Samedi 23 mai :

Daniel et Alain ont roulé tous les 2 jusqu’au ravito où ils ont retrouvé les ASPTT , ils sont rentrés sans se faire mouiller et ils ont eu beaucoup de chance car vers 16 h il est tombé un déluge pendant au moins 10 minutes.

Moi je me suis baladée dans Amiens , j’ai eu de la chance de tomber sur des chauffeurs de bus féminines hyper gentilles qui m’ont bien guidées et donner plein d’explications.

En passant en bus , soudain on voit des ruines et derrière une petite maison habitée , le conductrice du bus me dit que les religieuses qui habitaient le monastère avaient hébergé des enfants juifs pour la plupart et tout le monde a été fusillé sur dénonciation , le monastère a été brulé et il ne reste que des ruines.

On est passé devant les filatures qui sont devenus des logements sociaux ou associatifs.

Je suis allée à la cathédrale ( 150 m sur 70 m ) elle est sublime, et au cirque municipal Jules Vernes où des manifestants bloquent l’entrée.


L’après -midi je suis allée visiter les hortillonnages, une super belle balade sur les canaux avec un guide super sympa et compétent et sous le soleil ; mais juste à l’arrivée les premières gouttes sont tombées et ensuite c’était le déluge pendant 10 minutes.

Quelques mots sur les hortillonnages: le mot hortillonnage n’est apparu qu’au XIX ° siècle il vient d’hortillon mot picard attesté à la fin du XV ° siècle dérivé de la langue d’oïl qui veut dire jardin dans l’ancien français du moyen âge. Et cet « ortel » descend du latin « hortellus »: petit jardin.

Aujourd hui l’hortillon désigne le maraîcher des lieux , les hortillonnages, mot resté picard , définit les terres cultivées gagnées sur les marais de la Somme.

Mais les hortillonnages ont failli disparaitre à cause de l’expansion constante de la ville qui a toujours tenté de réduire à une peau de chagrin les terres qui la nourrissent et ce havre de paix a failli vivre une mise à mort dans les années 1970.

Grace au photographe Nisso Pélossof et l’association pour la sauvegarde du site des hortillonnages qu’il a créée en 1975 pour mettre un terme aux tentatives d’urbanisation , aujourd’hui le site unique des hortillonnages est protégé et l ‘association est reconnue d’utilité publique. Le projet d’une rocade devait planter ses lourds pylônes au milieu des fleurs et des légumes et un programme d’aménagement des étangs piétinant les terres maraichères prévoyait même de les transformer en plans d’eau destinés aux loisirs nautiques.

Les maraichers ou simples habitants des communes alentour et amoureux des lieux tirent la tourbe des marais pour enrichir leur terres et les légumes n’ont rien à envier à ceux du commerce.

Les terrains valent de 5 à 10 € le m2 selon s’il y a une cabane ou non et selon aussi la grandeur du terrain.

Auparavant il y a bien des années les cabanes genre de petites maisons étaient en dur et avaient même l’électricité (il n’en reste qu’une seule ) ; maintenant elles doivent toutes être en bois et démontables.

11 personnes de l’association font visiter les hortillonnages en barque tous les après-midis d’avril à octobre , c’est fabuleux et quelle belle balade ! en 2001, les hortillonnages ont été inondés sous plus d’1 mètre d’eau pendant 4 mois.

Durant la balade on a pu voir et entendre de nombreux oiseaux comme le héron cendré , le grèbe huppé, le cormoran, les poules d’eau , les colverts, les foulques, les cygnes, les libellules, des joncs en iris d’eau de couleur jaune. On aurait pu voir aussi des brochets, des perches, des anguilles, des gardons, des goujons, des rats musqués ou des couleuvres d’eau , et sans oublier les grenouilles.

Les 7 employés de l’association entretiennent le site en toutes saisons , ils restaurent les berges , ils curent les voies d’eau , ils dépolluent et veillent au respect de règles communes , ils rehaussent les parcelles , et ils aident également les propriétaires des parcelles de terres cultivées avec beaucoup de respect.

Les cyclos ont fait 115 km.

Au camping on a découvert des arbustes complètement « déplumés « de minuscules chenilles jaunes dévorent les feuilles à une vitesse grand V.

Le soir c’est apéro tous ensemble ; le soleil est revenu.


Dimanche 24 mai :

 Il fait très beau, le ciel est bleu tout le monde part ensemble en vélo moi je prends le chemin de halage le long du canal jusqu’à l’entrée d’Amiens soit environ 6 km.

Je vais ensuite voir ce qu’il reste de l’ancienne citadelle ; c’est émouvant , elle est en restauration pour en faire un musée.

Comme j’avais beaucoup de mal à marcher je me suis dirigée vers la gare ; j’ai rencontré des personnes super gentilles qui m’ont conseillée des raccourcis et j’ai traversé des quartiers très pauvres et d’autres beaucoup plus cossus.

Les cyclos ont fait 117 km.

A l’apéro il fait déjà moins chaud . Après le repas nous allons nous balader un peu et surtout regarder les minuscules chenilles faire leur fil et tisser leur toile mais aussi détruire des arbres ; c’est une désolation ils n’ont plus une seule feuille et sont couverts de toiles, et ça ne concerne qu’une seule variété d’arbres.

Dans la nuit il pleut par épisodes.


Lundi 25 mai :

Alain ne pédale pas, , à 7 h30 les copains partent tous les 5 pour 65 km ; Daniel rentre seul à 11 h 25 avec 70 km et les autres à 11h 45 ; le temps est triste et le ciel très couvert ; il a plu un peu Daniel est passé à travers mais les autres se sont fait mouiller .


Christiane

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